Adaptation de la mélodie
La mélodie s'adapte en commençant par la fin du vers. Cela suppose que l'oeil balaye tout le verset afin de situer les lieux de changements.
Nombre de cas sont simples, comme l'exemple donné plus haut : Ps 150 avec ton 57 R. Prenons tout de suite un psaume régulier avec un ton complexe :
Le psaume 150 avec le ton 8 R.

Attention sur la première note il peut y avoir plusieurs appuis
1er vers :
le dernier appui « saint » sur le Mi.
L'avant dernière mesure à une note d'appui (le La) et 2 survenantes (Fa et Sol).
L'avant dernier appui « dans » sur le La ainsi que toutes le syllabes de cette mesure sauf la dernière « ple »qui est placée sur le Sol
et l'avant dernière « tem- » qui est placée sur le Fa.
Toutes les syllabes précédantes (1, 2 ou plus selon les cas) sont sur le Sol.
2ème vers :
Même principe que pour le 1e vers, mais il n'y a qu'une seule survenante à la 2e mesure.

Faire la même chose pour les vers 3 et 4. On reprend la même mélodie.
Il est à noter que, sauf rares exceptions, contrairement à de nombreux choeurs, à Keur Moussa s'il n'y a que 3 vers par exemple, alors que le ton en a 4, on utilise les 3 premiers versets. On ne cherche pas à terminer nécessairement sur le dernier. Certaines strophes ont donc un goût d'inachevé... qui relance naturellement la psalmodie et donne une certaine variété. Cela est surtout beaucoup plus simple à chanter.
Les survenantes
Certains tons ont des notes supplémentaires appelées survenantes, notées dans nos tons par des croches. Un problème se pose quand il y en a plus de 2 ou 3. Par exemple au ton 8, vu précédemment.
Au vers 1 il y a 2 survenantes. Quand il n'y a qu'une seule syllabe disponible, il faut en supprimer une. Prenons le Ps 4, 8, 1 avec le ton 8 R :
on aurait pu chanter :

mais on préfère supprimer une survenante et chanter :

A ce point de vue certains tons sont difficiles : 24, 32, 33 et 48. Nous reverrons ces difficultés en voyant chaque ton.
Le signe + Il est utilisé quand il y a 1 vers de trop dans la strophe : au début d'un vers, il indique que la mélodie de ce vers reprend celle du vers précédent. Par exemple Ps 2, 4, 7 ou Ps 6, 2, 5 et 3, 5 etc.
Rappel : Si le vers est long, et ne peut tenir sur une seule ligne, il continue à la ligne suivante, mais en retrait. Attention ! Dans ce cas l'oeil doit aller chercher le dernier appui à la fin de cette 2ème ligne.

