Introduction

Les psaumes forment la partie la plus importante de la prière de l'Église, aussi bien dans l'Office (les psaumes occupent au moins la moitié du temps de la prière) que dans la messe (la plus part des chants sont tirés des psaumes, hormis les cantiques de composition plus récente). Nous ne donnons pas une introduction à la lecture (à la compréhension) des psaumes mais à son chant tel qu'il est pratiqué à Keur Moussa.

Au début de la fondation, la psalmodie (le chant des psaumes) était en latin, comme à Solesmes, la maison fondatrice. Si les frères commencèrent à chanter en français, ce n'était pas par goût (ou dégoût du latin), mais pour s'adapter aux vocations des jeunes sénégalais qui ne comprenaient pas cette langue et ne pouvaient espérer avant longtemps pouvoir s'y initier au point de pouvoir prier habituellement en latin. Cependant le latin n'a pas été abandonné pour autant.

Très rapidement deux manières ont été utilisées :
une psalmodie non rythmée, comme elle est pratiquée presque partout en France aujourd'hui, le rythme étant un phrasé comme dans une proclamation cantilée de la Parole de Dieu,
et une psalmodie rythmée, où le psaume peut-être mis en mesures. Par exemple le psaume 150.

Tous les psaumes ne se prêtent pas à une psalmodie rythmée (le psaume 118 par exemple), mais il faut reconnaître, une fois le mécanisme assimilé, 3 avantages fondamentaux à la psalmodie rythmée :
La mémorisation des psaumes est plus facile,
il est plus aisé de chanter ensemble, la mesure donnant un cadre précis
et c'est un besoin de la culture moderne, le langage normal du chant aujourd'hui (et depuis très longtemps).

Les enregistrements de Keur Moussa donnent de nombreux exemples de psalmodie rythmée. Il suffit de s'y reporter. En annexe nous donnons à la fin quelques psaumes entièrement notés sur partitions.

Tél.: (221) 33 836 33 09 • Fax : (221) 33 836 16 17 • Mentions légales