De 1963 à 1984

Le groupe des fondateurs
Au départ neuf fondateurs, un terrain vide, mais déjà un corps de bâtiments, une piste d'accès, l'électricité et un forage.
A partir de là, beaucoup de travail sous la conduite
du Père Supérieur
et du cellérier (chef de l'exploitation à créer).

Le f. Dominique
découvre la kora
La liturgie est progressivement mise en place selon les possibilités restreintes du début, mais riches de la tradition solesmienne et d'un goût très vif pour une liturgie soignée et fervente. Le frère Dominique commence à apprivoiser la kora traditionnelle et à élaborer une psalmodie en français.

Situation difficile
Chacun s'active en de nombreux secteurs. La mise en valeur des 20 hectares en clôture mobilise les énergies : boisement, essais de maraîchage, puis deux hectares d'ananas et début d'un verger qui prendra de l'ampleur. De petits ateliers se construisent : menuiserie, fer, peinture et l'embryon d'un garage pour abriter une 2 CV, une ancienne jeep militaire et une camionnette Volkswagen d'occasion.

Le dispensaire
A l'accueil, les gens des villages amènent bébés et malades, car il n'y a rien pour eux dans la contrée. Notre infirmier y passe ses matinées, et bientôt un petit centre de soins est créé un peu à l'écart, jusqu'à ce qu'arrivent les Servantes des Pauvres d'Angers, Oblates bénédictines, qui vont créer un grand dispensaire (1966).
Une école primaire est crée en 1967 pour les enfants du village de Keur Moussa et des environs, aussi bien pour les musulmans que pour les chrétiens. Plus tard cette école sera confiée à la direction diocésaine de l'Enseignement Catholique. Elle sera complétée par une « classe rurale » pour la formation de jeunes agriculteurs, et d'une garderie d'enfants.

La 1e pierre de Keur Guilaye
En 1968, l'Abbaye des moniales de Sainte Cécile de Solesmes fonde à son tour un monastère qui deviendra le Prieuré Saint Jean-Baptiste de Keur Guilaye, construit à 3 km de Keur Moussa, ce qui facilitera les bons échanges, spirituels et matériels.
Naturellement l'attente des vocations est le souci majeur et exige des contacts avec les missions. Un petit bâtiment en bordure du monastère, destiné à l'accueil des candidats, est contruit en bordure du bâtiment central. Se posera alors l'importante question de la formation de cette jeunesse, confiée en premier au Père Maître, mais qui demande souvent une reprise complète d'études trop sommaires. La première Profession est celle du frère Elie Diouf, le 22 février 1968. Il faut ensuite mettre en place (à partir de 1975 surtout) un cursus d'études de philosophie et de théologie : on fera appel aux " anciens " les plus compétents en ces matières.
Les offices monastiques des Heures ainsi que la Liturgie de la Messe connaissent de notables changements : adoption du français pour la psalmodie et introduction des instruments africains, notamment la kora. Le noviciat s'est étoffé. Des coopérants sont venus étayer le corps professoral.

Culture de l'arachide
Dans la communauté, deux frères reviennent définitivement en France pour cause de santé, et le Frère Joseph Krieg meurt subitement, à 49 ans. Solesmes envoie successivement en renfort quatre frères. L'hôtellerie monastique est très sollicitée pour des week-ends. Des retraites, a été aménagé un grand terrain boisé, un peu à l'écart, pouvant recevoir des groupes importants, tandis qu'en clôture étaient construits de petits bâtiments comportant chapelle, salle de réunion et dix chambres pour hôtes et retraitants.
Avec les agrandissements et l'augmentation en nombre, les charges n'ont pas diminué! Aux ateliers traditionnels d'entretien se sont ajoutés l'atelier de fabrication de koras, très remarquable et maintenant bien connu ; une petite fromagerie, où est traité le lait des troupeaux des Peuhls ; enfin le verger s'est notablement agrandi.
