L'aumônerie

L'aide aux plus défavorisés a toujours été une nécessité dans la tradition bénédictine. La famine des années 72 et suivantes a obligé à faire davantage. Un budget, alimenté par la générosité de nos amis, a pu nous aider dans cette tâche. Cette aide se diversifie en plusieurs domaines :
Tout d'abord la distribution de nourritures. Chaque année, en décembre, après la récolte, nous nous approvisionnons en mil (environ 10 tonnes) que nous distribuons aux familles les plus nécessiteuses durant la 'période de soudure', c'est-à-dire entre Mai et Octobre, le mois de la nouvelle récolte. Le frère chargé de cet office distribue aussi du riz et du sucre, aux vieillards en particulier. A plusieurs reprises nous avons construit, pour des vieillards ou des femmes seules, chargées d'enfants, de petites maisons d'habitation ou des toilettes. Nous distribuons aussi des vêtements qui nous sont parfois envoyés de France, spécialement par le 'Mouvement laïc de Bouaine' (Vendée) qui récolte des vêtements usagers, les répare, si besoin est, et les achemine en divers pays étrangers.
Si le Dispensaire des Sœurs se charge des soins des malades, il n'est pas rare que nous aidions l'un ou l'autre, soit pour une hospitalisation, soit pour acheter des médicaments que le Dispensaire ne peut fournir. Un frère de la Communauté, versé dans la connaissance des plantes et de leur utilisation médicale, cultive certaines plantes pour soigner gratuitement quelques maladies bien spécifiques.
Nous redistribuons intégralement, sans prélèvement de fonctionnement, l'argent reçu de leurs parrains, à certains enfants, dont les études sont parrainées, et nous assurons aussi la scolarité de plusieurs enfants de l'école primaire ou du collège.
Si l'école Saint Charles Lwanga est totalement gérée par l'Enseignement privé catholique du diocèse de Thiès, le Centre de formation agricole n'est pas pris en charge par ce dernier ; aussi son déficit annuel est assumé par l'Abbaye.
Durant les dernières années l'Abbaye a fait creusé plusieurs puits soit au profit de certains villages dépourvus de l'eau nécessaire aux besoins quotidiens, soit au profit de paysans désireux de mettre en valeur leurs champs par des cultures maraîchères.
Le Monastère aide aussi parfois certaines personnes pauvres ou en difficultés pour réaliser un 'petit projet' (boutique villageoise, petit commerce, etc...) Dans ce cas la personne aidée s'engage à rembourser la moitié de la somme qui lui a été versée.
